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Renforcer les politiques et les pratiques en matière de sécurité alimentaire : les approches systémiques améliorent-elles le contrôle?

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Le projet

À quel défi commun sommes-nous confrontés pour améliorer le contrôle de la sécurité alimentaire?

Au Canada, la sécurité alimentaire est une priorité complexe sur les plans politique et pratique. C’est pourquoi des indicateurs comme l’insécurité alimentaire des ménages sont utilisés pour suivre les tendances de l’insécurité alimentaire au sein de la population. Cependant, ces indicateurs ne reflètent pas pleinement les causes profondes – aussi bien sociales (p. ex. le logement et l’éducation) que structurelles (p. ex. la mondialisation) – de l’insécurité alimentaire, ce qui limite la prise de décision en matière de politiques et de pratiques. Un système de contrôle qui tiendrait compte du contexte social et structurel nécessiterait des efforts coordonnés et collectifs entre les divers secteurs afin de comprendre comment l’insécurité alimentaire affecte les communautés.

Pourquoi la gouvernance est-elle importante dans les systèmes de contrôle?

En améliorant la conception des systèmes de contrôle et en identifiant les possibilités de collaboration, on pourrait modifier les données recueillies, analysées et utilisées pour élaborer des politiques et mettre en œuvre des pratiques. Un système de contrôle bien géré présente notamment les caractéristiques suivantes :

Quel potentiel la pensée systémique a-t-elle concernant le contrôle de la sécurité alimentaire?

La pensée systémique est une approche qui vise à comprendre les interconnexions dynamiques entre les personnes et les facteurs qui agissent sur les systèmes et entre eux. Les systèmes de contrôle peuvent être conceptualisés comme un ensemble complexe d’activités articulées autour de praticiennes, de praticiens et d’organismes dotés de leurs propres structures et processus de gouvernance pour recueillir, analyser et interpréter les données. Nous avons passé en revue la littérature afin 1) d’évaluer les pratiques actuelles relatives à l’utilisation des méthodes systémiques de contrôle et 2) d’identifier des études de cas pertinentes illustrant le contrôle de problèmes complexes.

Principales conclusions

Évaluation des pratiques actuelles relatives à l’utilisation des méthodes systémiques de contrôle de la sécurité alimentaire

Exemples d’études de cas et de pratiques exemplaires

Étude de cas 1

Cette étude de cas illustre comment les méthodes de pensée systémique peuvent servir à améliorer la conception et la gouvernance des systèmes de contrôle. Des diagrammes de boucles causales ont été utilisés pour évaluer l’efficacité des systèmes de contrôle des maladies d’origine alimentaire en Afrique de même que pour cerner les obstacles auxquels ces systèmes se heurtent, en s’appuyant sur des ateliers participatifs et une analyse documentaire. Ces diagrammes ont été interprétés à l’aide d’archétypes de systèmes et d’une analyse des points d’appui afin d’identifier les obstacles qui entravent le système de contrôle actuel.

Dans cet exemple, les diagrammes de boucles causales ont permis de respecter toutes les caractéristiques propres à une bonne gouvernance des systèmes de contrôle. Ils ont favorisé la participation de personnes issues de divers horizons, notamment du secteur de la santé, de la recherche et des administrations publiques. L’approche inclusive associant des données quantitatives et qualitatives sur les obstacles au contrôle a permis de partager avec les parties prenantes des stratégies visant à améliorer le contrôle.

Étude de cas 2

Cette étude de cas illustre comment les méthodes de la pensée systémique peuvent être appliquées aux données de contrôle pour modéliser un problème complexe et simuler différents scénarios d’action afin d’en améliorer les résultats. Nous avons utilisé des modèles basés sur les personnes et la dynamique des systèmes pour analyser des données de contrôle en matière de santé, d’environnement et de géographie dans les quartiers de la ville de New York, dans le but de tester des interventions hypothétiques visant à améliorer la consommation de fruits et légumes.

Dans cet exemple, les modèles basés sur les personnes ont permis de dégager certaines caractéristiques d’une bonne gouvernance des systèmes de contrôle. Nous nous sommes appuyés sur des données quantitatives issues de plusieurs enquêtes de population pour interpréter les caractéristiques sociales et environnementales. Bien que les parties prenantes n’aient pas été directement impliquées, ces modèles ont pu servir à présenter des scénarios d’intervention à divers publics.

Conséquences relatives aux politiques

Coordonnées

Kirsten M. Lee, chercheuse postdoctorale, School of Global Health, Faculté des sciences, Université York : leekm@yorku.ca

Danisha Zaman, assistante de recherche, School of Global Health, Faculté des sciences, Université York

Rebecca Hasdell, responsable de l’équité en matière de santé et des déterminants de la santé pour la santé publique et la santé des populations, Population and Public Health, BC Centre for Disease Control

Janelle Hatch, responsable de la sécurité alimentaire, Prevention and Health Promotion, British Columbia Centre for Disease Control, Provincial Health Services Authority

Seri Niimi-Burch, coordonnatrice de la sécurité alimentaire, Prevention and Health Promotion, British Columbia Centre for Disease Control, Provincial Health Services Authority

Ryan Stillwagon, stagiaire en recherche, Michael Smith Health Research BC, School of Public Health and Social Policy, University of Victoria, et chercheur postdoctoral, School of Global Health, Faculté des sciences, Université York

Tarra Penney, professeure agrégée, School of Global Health, Faculté des sciences, Université York

Renseignements supplémentaires

Lire le rapport complet (À venir)

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