Initiative internationale conjointe de recherche de 2026 pour mobiliser des technologies de rupture pour relever les défis mondiaux
Cette initiative est une collaboration entre des bailleurs de fonds de la recherche des îles Åland, du Brésil, du Canada, du Danemark, de la Finlande, des îles Féroé, du Groenland, de l’Islande, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse, de Taïwan et du Royaume-Uni visant à soutenir la recherche internationale, interdisciplinaire et transformatrice qui veut mobiliser des technologies de rupture pour relever les grands défis sociétaux à l’échelle mondiale.
Description
Les objectifs de développement durable ont été adoptés par tous les États membres des Nations Unies en 2015 dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ils incitent les pays à collaborer pour relever les grands défis mondiaux interdépendants et garantir la paix et la prospérité à long terme. Or, il est largement reconnu que le monde est en retard dans la réalisation des objectifs à l’échéance fixée de 2030. Les défis auxquels l’humanité est confrontée semblent s’intensifier. Parallèlement, les progrès de la science, de la communication et des technologies disruptives sont en train de changer notre monde.
Cet appel vise à mobiliser le potentiel des technologies disruptives pour proposer des solutions novatrices aux défis mondiaux et accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs convenus. Il devient nécessaire de mener davantage de recherches sur les effets transformateurs potentiels des technologies disruptives sur l’économie ou la société afin d’améliorer la vie des personnes et la planète dans le cadre d’interventions adaptées au contexte.
Dans cet appel, les « technologies de rupture » sont définies comme « des innovations dont l’application remplace ou modifie radicalement des systèmes, des processus et (ou) des comportements afin d’avoir des effets transformateurs sur l’économie ou la société. Ces effets peuvent être localisés ou avoir une portée considérable. Les technologies disruptives peuvent inclure des innovations de pointe ou inédites, ou l’application d’une innovation existante dans un nouveau contexte, entraînant des changements substantiels ou des changements de paradigme. »
La recherche mobilisant des technologies disruptives pour relever les défis mondiaux nécessite une approche interdisciplinaire, notamment l’expertise des sciences naturelles, du génie, des sciences de la santé, des sciences humaines, dans une multitude de secteurs, tels que le monde universitaire, les pouvoirs publics, les organismes à but non lucratif, les organismes communautaires et le secteur privé. La recherche et les solutions doivent être élaborées en partenariat avec les parties prenantes concernées afin de garantir le succès à long terme de cette entreprise.
Cette approche interdisciplinaire et axée sur les parties prenantes est essentielle pour susciter le changement sur le plan international et faire progresser la réalisation des objectifs de développement durable; les projets présentés dans le cadre de cet appel doivent ainsi répondre directement à au moins un de ces objectifs.
Les 17 objectifs de développement durable :
- Pas de pauvreté
Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde. - Faim « zéro »
Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. - Bonne santé et bien-être
Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge. - Éducation de qualité
Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. - Égalité entre les sexes
Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. - Eau propre et assainissement
Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable. - Énergie propre et d’un coût abordable
Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable. - Travail décent et croissance économique
Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. - Industrie, innovation et infrastructure
Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation. - Inégalités réduites
Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre. - Villes et communautés durables
Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables. - Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables. - Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. - Vie aquatique
Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. - Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité. - Paix, justice et institutions efficaces
Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous. - Partenariats pour la réalisation des objectifs
Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser.
Puisqu’il existe des lacunes dans ces objectifs, en particulier en ce qui concerne les communautés autochtones, les projets peuvent également être admissibles s’ils traitent d’un défi mondial qui n’est pas pris en compte par ceux-ci.
Attentes à l’endroit des projets financés
L’appel de propositions soutiendra les projets de recherche axés sur la mobilisation des technologies de rupture afin de relever au moins un des objectifs de développement durable ou un autre défi mondial reconnu. Les projets peuvent être axés sur le développement ou la mise en œuvre d’une technologie de rupture, ou sur la recherche concernant l’impact d’une technologie de rupture sur la société et (ou) l’économie.
Les projets doivent être interdisciplinaires et intégrer des renseignements, des données, des techniques, des outils, des perspectives, des concepts ou des théories provenant d’au moins deux disciplines ou domaines de connaissances spécialisées. Les projets doivent faire appel à des disciplines issues d’au moins deux des trois domaines suivants : sciences naturelles et génie; sciences humaines; sciences de la santé et de la vie.
Les projets doivent inclure les parties prenantes et les utilisatrices et utilisateurs finaux concernés dans le codéveloppement et la codirection du projet. La collaboration avec d’autres secteurs, le cas échéant, permettra de cerner les obstacles à la mise en œuvre et d’élaborer des stratégies pour les surmonter. Une approche transsectorielle, sollicitant les secteurs universitaire, de la recherche, économique (entreprises), sociétal (organismes gouvernementaux et non gouvernementaux) et (ou) communautaire, selon le cas, garantit des résultats pertinents tout en positionnant la recherche pour son adoption et son utilisation, ce qui maximisera son impact à long terme. Les parties prenantes non universitaires peuvent être incluses en tant que membres de l’équipe ou collaboratrices ou collaborateurs.
Chaque équipe de projet doit être admissible à recevoir des fonds d’au moins trois organismes de financement participants. Pour satisfaire à cette exigence, l’équipe doit comprendre au moins trois cochercheuses principales ou cochercheurs principaux, chacune de ces personnes devant être admissible à recevoir des fonds d’un organisme de financement participant différent. Une de ces personnes doit être admissible à présenter une demande au fonds Nouvelles frontières en recherche.
Organismes de financement participants
- Dutch Research Council (NWO) – Pays-Bas
- Centre de recherches pour le développement international (CRDI) – Canada (pays admissibles : Ghana, Indonésie, Namibie, Pérou, Rwanda, Zimbabwe)
- Fonds Nouvelles frontières en recherche (FNFR) – Canada
- NordForsk – Îles Åland, Danemark, Finlande, Îles Féroé, Groenland, Islande, Norvège, Suède
- Research Ireland – Irlande
- São Paulo Research Foundation (FAPESP) – Brésil
- Spanish State Research Agency (AEI) – Espagne
- Fonds national suisse (FNS) – Suisse
- National Science and Technology Council (NSTC) – Taïwan
- UK Research and Innovation (UKRI) – Royaume-Uni
Certains de ces organismes restent assujettis à une confirmation de budget.
Liste de contacts
Pour communiquer avec d’autres chercheuses ou chercheurs intéressés par cet appel, nous vous invitons à vous inscrire sur notre liste de contact. Remplissez ce questionnaire avant le 9 février 2026, et votre nom sera ajouté à une liste où figureront vos coordonnées et celles d’autres personnes intéressées par cet appel de projets. En soumettant ce questionnaire, vous acceptez que les informations que vous fournissez soient partagées avec d’autres candidates ou candidats potentiels.
Des renseignements additionnels sur l’appel seront dévoilés au moment du lancement officiel en janvier 2026.
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