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Subventions de synthèse des connaissances – Concours de décembre 2026 : L’évolution de la nature des conflits et de la sécurité

2026-12-03T20:00:00

Aperçu
Valeur Volet 1 : de 10 000 $ à 40 000 $ pendant un an
Volet 2 : de 10 000 $ à 78 000 $ pendant un an
Durée 1 an
Date limite de présentation des demandes 3 décembre 2026 (20 h, heure de l’Est)
Annonce des résultats Mars 2027
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Webinaire

Date Heure de l’Est Langue
18 juin 2026 11 h Bilingue

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8 octobre 2026 11 h Bilingue

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Description

En partenariat avec NordForsk (en anglais), le CRSH a le plaisir de lancer un concours de subventions de synthèse des connaissances dans le but de mobiliser, d’examiner et de synthétiser la recherche en sciences humaines sur l’évolution de la nature des conflits et de la sécurité. Les synthèses qui en résulteront permettront de déterminer les rôles que les secteurs universitaire, public, privé et sans but lucratif pourraient jouer dans la promotion de sociétés plus inclusives et plus équitables, et d’orienter l’élaboration d’outils et de technologies efficaces, de politiques solides et de pratiques durables, éléments nécessaires pour assurer un avenir d’inclusion aux personnes de tous les horizons. Le CRSH appuie les approches de recherche menées par des Autochtones et ancrées dans l’Inuit Nunangat, qui reflètent les priorités communautaires, les savoirs liés au territoire et la souveraineté du Nord. Les propositions élaborées en collaboration avec les peuples autochtones et les communautés du Nord sont vivement encouragées.

Le thème « L’évolution de la nature des conflits et de la sécurité » est l’un des 16 défis de demain mondiaux définis dans le cadre de l’initiative Imaginer l’avenir du Canada du CRSH. Ces problématiques complexes, sélectionnées en 2018 à la suite d’un exercice de prospective approfondi, reflètent les principaux défis auxquels le Canada et le monde seront probablement confrontés au cours des prochaines décennies. Tous ces défis concernent plusieurs secteurs et disciplines de recherche, et leur étude nécessite une collaboration à grande échelle. La présente occasion de financement est façonnée par des perspectives intersectorielles diverses, dont celles de spécialistes en la matière, de responsables politiques et de leaders communautaires.

Dans le contexte actuel des conflits et de la sécurité, les efforts visant à prévenir les menaces, à s’y préparer et à y répondre se heurtent à la difficulté posée par le caractère flou des distinctions entre les types de menaces – qu’elles soient numériques ou physiques – et leurs sources – qu’il s’agisse d’États, d’acteurs non étatiques ou de causes naturelles. L’intensification de la guerre hybride ces dernières années, qui mêle la guerre cinétique à des tactiques non militaires, telles que le sabotage de câbles sous-marins, reflète cette évolution. À ce défi s’ajoute le fait que les ressources spatiales jouent un rôle de plus en plus central dans les opérations civiles et militaires, notamment en matière de surveillance, de télécommunications et de géolocalisation. La perturbation des systèmes satellitaires, en particulier du GPS, ou l’interception de données de localisation pourrait mettre à nu les vulnérabilités des infrastructures critiques.

S’inscrivant dans le cadre de la guerre hybride, la guerre de l’information, caractérisée par des campagnes de désinformation de plus en plus sophistiquées, a pour objectif de polariser la société, de manipuler l’opinion publique et de saper les institutions démocratiques. Ce phénomène se produit dans un contexte propice à la radicalisation, en particulier chez les jeunes, qui est alimenté par des facteurs complexes et peut-être sous-estimés, tels que les tensions intergénérationnelles, les problèmes de santé mentale et la marginalisation politique. Cette tendance est exacerbée par les algorithmes des réseaux sociaux, qui amplifient les contenus diviseurs. En l’absence d’un cadre juridique solide pour faire face à ces menaces émergentes, la guerre de l’information opère dans une zone juridique grise malgré son impact néfaste. La guerre hybride intégrant désormais des dimensions numériques, informationnelles, technologiques et physiques, une approche analytique intégrée s’impose pour comprendre l’écosystème complexe de ces menaces.

La guerre de l’information croise de plus en plus souvent les menaces de cybersécurité en constante évolution, ce qui oblige les forces de l’ordre et les services de renseignement à s’adapter au rythme des technologies émergentes. L’intelligence artificielle (IA) a rendu les cyberattaques plus faciles, en permettant l’hypertrucage pour mener des attaques à caractère genré ou autres, ou en donnant accès à des modèles linguistiques malveillants de grande envergure destinés à des techniques avancées de manipulation psychosociale. Ces menaces touchent surtout les populations vulnérables et sont souvent trop peu signalées, notamment par les personnes âgées.

L’application de la loi et les efforts déployés en matière de sécurité sont encore compliqués par le flou qui règne entre les réseaux criminels et les acteurs étatiques étrangers hostiles. Les cyberattaques peuvent avoir de graves répercussions économiques, en particulier lorsqu’elles visent des infrastructures critiques ou des systèmes financiers, les revenus illicites pouvant servir à financer des capacités militaires de nouvelle génération, ainsi que des capacités de surveillance et nucléaires dans des États adversaires. Même si l’attention s’est récemment portée sur l’IA, des avancées majeures dans le domaine de l’informatique quantique pourraient être imminentes, ce qui suscite des inquiétudes quant à son potentiel à déchiffrer des données sensibles. En dépit des limites en matière de variabilité dimensionnelle et de correction d’erreurs des technologies quantiques, le rythme rapide du développement technologique souligne l’urgence pour les gouvernements et les institutions d’adopter une cryptographie résistante à l’informatique quantique pour protéger les données sensibles et faire face proactivement à un paysage de sécurité dynamique.

Sous l’effet des perturbations climatiques, des conflits de souveraineté et d’un ordre mondial en mutation, l’évolution des dynamiques de sécurité met en évidence des vulnérabilités systémiques. Ces bouleversements environnementaux ont des répercussions sur la sécurité énergétique, les chaînes d’approvisionnement mondiales et les engagements nationaux en matière de développement durable, ce qui soulève des questions plus larges concernant la souveraineté et la résilience, ainsi que la contribution du Canada et des pays nordiques aux objectifs climatiques mondiaux. Cela se manifeste particulièrement dans l’Arctique, où la protection de l’environnement, la sécurité humaine et l’autodétermination des peuples autochtones sont étroitement liées. La dégradation des normes internationales et la prolifération des armes nucléaires et autres armes de destruction massive, conjuguées à la montée de la désinformation dans un monde multipolaire, accentuent le risque de malentendus et d’erreurs de calcul stratégiques dont les conséquences pourraient être dévastatrices. Alors que le multilatéralisme cède la place à des coalitions ad hoc, les États occidentaux doivent repenser leurs stratégies d’engagement afin de diversifier et de consolider leurs alliances.

Face à l’évolution du contexte sécuritaire mondial, les efforts de consolidation de la paix et d’aide humanitaire sont minés par des structures de financement qui s’avèrent inadaptées à la complexité des conflits modernes. En conséquence, la capacité de la société civile à promouvoir l’équité et les droits est compromise, au détriment de la société et de ses communautés les plus marginalisées. Collectivement, ces changements privilégient les interventions à court terme face aux crises au lieu de promouvoir la stabilité et de trouver des solutions à long terme, faisant ainsi peser le fardeau sur les générations futures.

Compte tenu de la complexité des menaces actuelles en matière de sécurité, il convient d’adopter un modèle qui mobilise l’ensemble de la société, en particulier dans l’Arctique. Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter une approche globale élaborée en partenariat avec les peuples autochtones des communautés arctiques et nordiques, et ancrée dans leur vécu, leurs priorités et leur connaissance approfondie du territoire. Les Rangers canadiens, dont une proportion importante s’identifie comme autochtone, jouent un rôle essentiel dans les opérations des Forces armées canadiennes dans l’Arctique. Leur participation contribue grandement à instaurer la confiance et à renforcer la résilience dans les communautés isolées.

Ailleurs, les stratégies globales de sécurité nationale fondées sur la défense totale, telles que celles mises en place dans les pays nordiques, mobilisent l’ensemble de la société et offrent des cadres précieux pour renforcer la préparation de la société et les forces de dissuasion. Une approche mobilisant l’ensemble de la société peut prendre diverses formes, allant de la formation à la défense civile pour la préparation aux situations d’urgence et la cyberrésilience à l’acquisition de compétences plus avancées en matière de défense et de survie pouvant être mises à profit en cas de crise. Comme l’a démontré l’Ukraine, la résistance civile souligne le rôle stratégique des citoyennes et citoyens et de la société civile dans la défense nationale. Le succès de cette approche repose toutefois sur des valeurs communes et la cohésion sociale. Le fait d’avoir été exposé par le passé à une menace directe de la part de pays voisins est un autre facteur susceptible d’influencer le soutien de la population à une approche mobilisant l’ensemble de la société. Donner aux jeunes les moyens d’acquérir des compétences pratiques, une maîtrise du numérique et une compréhension systémique des menaces interconnectées pourrait également contribuer à façonner l’avenir de la sécurité et de la résilience démocratique.

Les gouvernements doivent s’adapter à un nombre toujours plus grand de menaces sécuritaires et de crises environnementales touchant la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau et la santé, ainsi que la sécurité des données et de la recherche. Le secteur privé façonne de plus en plus les dimensions diplomatiques, économiques et technologiques de la sécurité, ce qui influence les normes internationales, la responsabilité en matière de cybersécurité et les relations géopolitiques. Cela nécessite une collaboration plus étroite entre les secteurs public et privé, y compris avec les petites et moyennes entreprises, afin de stimuler l’innovation et la concurrence. Soutenus par des cadres réglementaires clairs et des voies de commercialisation bien définies, des investissements stratégiques dans les technologies à double usage, lesquels trouvent des applications tant militaires que civiles, pourraient renforcer la souveraineté du Canada et des pays nordiques. En outre, l’intensification de la concurrence géoéconomique et de l’espionnage industriel accentue l’urgence de sécuriser les chaînes d’approvisionnement nationales et de renforcer la sécurité de la recherche. Il faudra donc peut-être mener davantage de recherches, en partenariat avec le monde universitaire et l’industrie, afin de mieux comprendre la valeur et la viabilité d’une meilleure gouvernance des données et d’une meilleure protection de la propriété intellectuelle. À l’avenir, une stratégie industrielle de défense solide, combinant approvisionnement, production et investissement dans la sécurité économique, pourrait ouvrir la voie à des alliances nouvelles et plus fortes, tout en renforçant la résilience dans une conjoncture conflictuelle et sécuritaire en pleine évolution.

Le CRSH et NordForsk se sont associés dans le cadre de cette occasion de financement pour appuyer des travaux de recherche qui permettront de mieux cerner l’état des connaissances concernant le défi mondial posé par l’évolution de la nature des conflits et de la sécurité. Ce concours comprend deux volets :

Subventions de synthèse des connaissances

Les subventions de synthèse des connaissances appuient des chercheuses et chercheurs pour la réalisation de rapports de synthèse des connaissances et de synthèses en bref devant :

Dans leur proposition, les personnes candidates doivent aborder les trois éléments suivants :

  1. Points forts et lacunes dans l’état des connaissances
    • Évaluer d’un œil critique l’état des connaissances actuelles sur le thème à l’étude, et ce, en fonction de diverses sources, le cas échéant
    • Cerner les points forts et les lacunes dans les connaissances sur le thème à l’étude
    • Reconnaître les systèmes de connaissances et les méthodologies de recherche autochtones, si nécessaire
    • Déterminer les politiques et les pratiques les plus prometteuses en ce qui a trait au thème à l’étude
  2. Données de recherche
    • Évaluer la qualité, l’exactitude et la rigueur (c.-à-d. les approches méthodologiques) des travaux menés concernant le thème à l’étude
    • Cerner les points forts et les lacunes des données quantitatives et qualitatives disponibles
  3. Mobilisation des connaissances
    • Susciter la participation de parties prenantes de différents secteurs (universitaire, privé, public et sans but lucratif) et (ou) des titulaires de droits des Premières Nations et des peuples métis et inuit tout au long du projet, afin de mobiliser les connaissances sur les politiques et les pratiques prometteuses
    • Utiliser des méthodes de mobilisation des connaissances efficaces afin de faciliter la mise en commun des constatations de la recherche avec des parties prenantes de différents secteurs et des titulaires de droits autochtones

La présente occasion de financement est guidée par les questions suivantes :

  1. À partir de données nationales, internationales et (ou) intersectorielles, que peuvent nous dire les chercheuses et chercheurs sur ces questions?
  2. Comment les constatations pourraient-elles orienter les politiques publiques, les pratiques et les programmes de recherche au Canada (volet 1) et au Canada ou dans les pays nordiques (volet 2), dans l’immédiat et à long terme?

Le CRSH et NordForsk acceptent les demandes portant sur la recherche autochtone et la recherche-création.

Résultats escomptés

Les synthèses des connaissances représentent des analyses exhaustives d’écrits et d’autres formes de connaissances sur une question donnée. On encourage tous les types d’approches, d’outils et de protocoles de synthèse des connaissances, comme les études sur la portée, les examens systématiques et les synthèses narratives, dans le cadre de la présente occasion de financement. Les résultats synthétisés peuvent inclure des recherches qualitatives, quantitatives ou multiméthodes.

Les subventions de synthèse des connaissances ne doivent pas servir à l’exécution de nouveaux travaux de recherche. Elles doivent plutôt soutenir la synthèse des connaissances actuelles et la détermination des lacunes en matière de connaissances. Le présent appel à propositions est axé plus particulièrement sur l’état des connaissances issues des travaux de recherche menés au cours des dix dernières années.

De manière à appuyer les objectifs énoncés ci-dessus, les subventions de synthèse des connaissances aideront à définir le rôle que les secteurs universitaire, public, privé et sans but lucratif, ainsi que les titulaires de droits autochtones, peuvent jouer dans l’élaboration de politiques, de pratiques et d’outils solides.

Les personnes candidates retenues devront :

Les personnes candidates retenues recevront des lignes directrices sur la façon de rédiger leur rapport de synthèse et leur synthèse en bref de deux pages. Le CRSH rendra toutes les synthèses en bref accessibles au public dans son site Web. Pour en savoir plus, consultez les exemples de rapports finaux et synthèses en bref produits dans le cadre de récents concours de subventions de synthèse des connaissances.

Indicateurs de changement et questions thématiques

Les questions et sous-thèmes qui suivent ont pour but de démontrer, par le biais d’exemples, la portée du défi mondial « L’évolution de la nature des conflits et de la sécurité ». Puisqu’il ne s’agit pas d’une liste complète, les propositions portant sur d’autres questions en rapport avec ce défi de demain sont les bienvenues.

Technologies émergentes et innovation

Équité intergénérationnelle et inclusion

Facteurs environnementaux

Perspectives géopolitiques et internationales

Consolidation des collaborations entre les secteurs public et privé

L’appel à propositions invite les chercheuses et chercheurs de toutes les disciplines à soumettre des demandes susceptibles d’éclairer les objectifs de cette occasion de financement et d’y contribuer. Les défis à venir touchent de nombreux secteurs et disciplines de recherche et nécessitent une vaste collaboration pour être relevés : on encourage les personnes candidates à soumettre des propositions mettant en vedette des équipes de recherche multidisciplinaires.

On encourage les chercheuses et chercheurs à examiner les thèmes dans une optique intersectionnelle afin de mieux comprendre comment ce défi peut toucher différentes personnes, communautés et populations dans divers environnements. Les synthèses de connaissances relatives aux communautés des Premières Nations et aux communautés inuites et métisses doivent être participatives et collaboratives – donnant la priorité aux recherches menées par les communautés autochtones et les organisations dirigées par des Autochtones – et s’appuyer sur les visions du monde et les approches de recherche des peuples autochtones. Pour obtenir des conseils et des ressources, consultez la page Web du CRSH sur la recherche autochtone.

Valeur et durée

Les subventions de synthèse des connaissances ont les valeurs suivantes :

Il est possible de tenir des activités de mobilisation des connaissances (c.-à-d. des présentations à des conférences et congrès et des activités de sensibilisation) tout au long de l’année. Toutes les synthèses en bref devront être achevées avant la tenue du forum virtuel.

En présentant leur demande à cette occasion de financement, les personnes candidates autorisent le CRSH à communiquer leurs demandes à NordForsk et, si elles sont retenues, à transmettre leur rapport de synthèse et leur synthèse en bref à d’autres personnes et organismes intéressés. Toutefois, cela ne les empêche pas de publier ou d’utiliser les résultats de leurs travaux.

Volet 1 : Le CRSH peut financer jusqu’à 16 projets. Les demandes doivent tenir compte des besoins des décisionnaires des secteurs privé, public et sans but lucratif.

Volet 2 : En collaboration avec NordForsk, le CRSH pourra financer jusqu’à 15 projets. Les personnes candidates doivent appliquer le taux de change de la Banque du Canada en vigueur le jour où elles présentent leur demande. Dans le cas des projets retenus, la personne candidate ou l’équipe de recherche recevra une subvention de la part de l’organisme de financement de son pays correspondant à la partie du projet qui lui revient.

Les équipes internationales doivent joindre à leur demande des budgets équilibrés pour les deux parties du projet, adressés respectivement au CRSH et à NordForsk. Les budgets doivent être répartis raisonnablement entre le CRSH (environ un tiers) et NordForsk (environ deux tiers), la part du CRSH représentant au minimum un quart du budget total.

La partie du projet menée par les chercheuses et chercheurs du Canada sera financée par le CRSH en fonction de la demande de financement présentée dans le budget détaillé.

La partie du projet menée par les chercheuses et chercheurs de pays nordiques sera financée par NordForsk en fonction de la demande de financement présentée dans le budget détaillé. Le formulaire budgétaire de NordForsk est disponible dans le portail Convergence. Pour en savoir plus sur les coûts admissibles, consultez le guide de NordForsk (en anglais).

Admissibilité

Sujet de recherche

Les demandes peuvent porter sur tout domaine, sujet, approche ou discipline admissible au financement du CRSH. Pour en savoir plus, consultez les pages Admissibilité des sujets de recherche et Choisir le bon organisme subventionnaire fédéral.

Les projets soumis au CRSH et qui devraient plutôt faire l’objet d’une évaluation par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie ou les Instituts de recherche en santé du Canada ne seront pas acceptés.

Les projets ayant comme principal objectif le développement du curriculum ne sont pas admissibles à la présente occasion de financement.

Les comités peuvent envisager de rejeter un projet pour le critère « Faisabilité » s’il juge qu’une proportion de 50 % ou plus du budget total n’est pas suffisamment justifiée ou qu’elle ne correspond pas aux objectifs proposés ou aux résultats escomptés du projet.

Personnes candidates

Volet 1

Les demandes peuvent être présentées par une chercheuse ou un chercheur ou une équipe de recherche (personne candidate et une ou plusieurs personnes cocandidates et (ou) un ou plusieurs collaborateurs ou collaboratrices).

Les personnes candidates doivent être affiliées à un établissement d’enseignement postsecondaire canadien ou un organisme sans but lucratif autochtone admissible avant que des fonds puissent leur être versés. Les chercheuses et chercheurs qui sont affiliés à un établissement d’enseignement postsecondaire canadien admissible, mais dont l’affiliation principale est avec un établissement d’enseignement postsecondaire étranger ne peuvent pas avoir le statut de personne candidate.

Les personnes candidates ayant reçu une subvention du CRSH qui n’ont pas remis leur rapport sur les réalisations à la date limite indiquée dans l’avis d’attribution ne peuvent pas soumettre une nouvelle demande de subvention au CRSH avant d’avoir remis ledit rapport.

Une chercheuse ou un chercheur de niveau postdoctoral peut faire une demande à titre de personne candidate si elle ou il est officiellement affilié à un établissement admissible au moment de présenter la demande. Elle ou il doit également conserver cette affiliation durant toute la période de validité de la subvention. Avant de présenter sa demande, elle ou il doit vérifier auprès de la personne responsable des subventions de recherche au sein de son établissement si ce dernier sera en mesure d’administrer les fonds attribués.

Les étudiantes et étudiants inscrits à un programme d’études ne peuvent pas présenter une demande.

Volet 2

Les demandes doivent inclure deux personnes candidates (chercheuses principales ou chercheurs principaux), dont l’une basée au Canada et l’autre dans un pays nordique, ainsi qu’une personne cocandidate basée dans un pays nordique différent de celui de la personne candidate. Si vous cherchez à ajouter une personne à votre équipe canadienne ou internationale, ajoutez vos domaines de recherche et vos coordonnées dans le formulaire de réseautage.

Dans le formulaire de demande, veillez à ce que la chercheuse principale ou le chercheur principal du Canada figure comme la personne candidate principale. Pour sa part, la personne candidate originaire d’un pays nordique doit être nommée dans le formulaire budgétaire de NordForsk.

Personnes candidates affiliées à un établissement canadien

Les personnes candidates affiliées à un établissement canadien qui présente une demande au volet 2 doivent respecter les critères d’admissibilité du volet 1.

Personnes candidates affiliées à un établissement de recherche nordique

Pour pouvoir présenter une demande dans le cadre de cette occasion de financement, les personnes candidates doivent travailler dans un organisme de recherche admissible d’un pays nordique. Sont admissibles tous les organismes de recherche nordiques bénéficiant d’une subvention de NordForsk, ainsi que les instituts ou organismes de recherche reconnus par NordForsk.

Les chercheuses, les chercheurs et les organismes de recherche désignés par NordForsk doivent respecter les critères d’admissibilité habituels de NordForsk (en anglais).

Personnes cocandidates

Toute personne (y compris une chercheuse ou un chercheur de niveau postdoctoral) peut agir à titre de personne cocandidate à condition d’être officiellement affiliée à l’un des types d’organismes suivants :

Seules les personnes cocandidates qui satisfont aux mêmes critères d’admissibilité que ceux décrits dans la section Personnes candidates peuvent :

Les étudiantes et étudiants inscrits à un programme d’études ne peuvent pas agir à titre de personnes cocandidates.

Volet 2

Chaque projet doit compter au moins une personne cocandidate originaire d’un autre pays nordique que celui de la personne candidate principale.

Collaboratrices et collaborateurs

Toute personne qui apporte une contribution importante au projet peut avoir le statut de collaboratrice ou collaborateur. Cette personne n’est pas tenue d’être affiliée à un établissement d’enseignement postsecondaire canadien admissible.

Les personnes du secteur privé et du gouvernement fédéral ne peuvent participer aux travaux financés qu’à titre de collaboratrices ou collaborateurs.

Établissements

Volet 1

Seuls les établissements d’enseignement postsecondaire et les organismes sans but lucratif canadiens admissibles peuvent administrer les subventions. Ceux qui désirent administrer des subventions individuelles ou institutionnelles doivent d’abord satisfaire aux exigences en matière d’admissibilité des établissements relativement à l’administration des subventions et des bourses. Cette obligation est indépendante du processus de présentation de la demande.

Les établissements et les organismes sans but lucratif qui ont des questions concernant l’admissibilité ou qui désirent entamer le processus pour demander l’admissibilité doivent communiquer avec l’équipe du CRSH chargée de l’admissibilité des établissements au moins 10 jours ouvrables avant la date limite de présentation des demandes afin d’être ajoutés à la plateforme de présentation des demandes.

Volet 2

Cette occasion de financement est un concours international ouvert uniquement aux projets de synthèse des connaissances à caractère international et collaboratif. Les projets proposés doivent réunir au moins trois chercheuses ou chercheurs, dont une personne affiliée à un établissement admissible au Canada et deux personnes affiliées à un organisme de recherche admissible de deux différents pays nordiques (voir la section « Personnes cocandidates »). Les établissements doivent être habilités à administrer respectivement les fonds du CRSH et de NordForsk.

Présenter plus d’une demande et détenir plus d’une subvention

Une personne ne peut présenter qu’une seule demande de subvention de synthèse des connaissances par concours à titre de personne candidate.

Pour en savoir plus, consultez les règlements du CRSH régissant les demandes multiples de subvention et de bourse.

Suivi

Le CRSH s’attend à ce que les titulaires de subvention fassent rapport sur l’utilisation des fonds attribués, les activités menées durant la période visée par la subvention et les résultats obtenus. Les personnes retenues seront informées des exigences relatives à la production de rapports au moment de recevoir leur avis d’attribution.

Volet 2

Outre l’obligation de suivi mentionnée ci-dessus, les chercheuses et chercheurs des pays nordiques doivent soumettre les résultats de leurs projets à Researchfish.

Présentation des demandes

Les personnes candidates doivent remplir le formulaire de demande en suivant les instructions qui l’accompagnent. Les demandes doivent être soumises électroniquement par une personne autorisée, responsable des subventions de recherche au sein de l’établissement de la personne candidate, ou par une personne représentant l’organisme sans but lucratif qui a le pouvoir de signer des documents financiers et qui ne participe pas au projet.

Volet 1 : les personnes candidates doivent remplir et joindre le formulaire de budget du CRSH.

Volet 2 : les personnes candidates doivent remplir et joindre les formulaires de budget du CRSH et de NordForsk.

Les personnes candidates ou directrices ou directeurs de projets qui ont besoin d’aide pour préparer leur demande doivent communiquer avec le CRSH ou NordForsk bien avant la date limite de présentation des demandes.

Évaluation du mérite

L’évaluation des demandes et l’attribution des fonds reposent sur un processus d’évaluation du mérite concurrentiel. Les décisions de financement du CRSH tiennent compte des fonds disponibles et des recommandations du comité d’évaluation du mérite, qui s’appuie sur le principe du financement minimum indispensable dans ses délibérations.

L’objectif du CRSH est d’appuyer des synthèses couvrant un éventail de sujets liés au thème « L’évolution de la nature des conflits et de la sécurité ». En plus d’utiliser les critères d’évaluation ci-dessous, et conformément aux pratiques établies en matière de subventions de synthèse des connaissances, le CRSH et ses partenaires tiendront compte de la portée globale des thèmes parmi les demandes recommandées dans leurs décisions de financement, afin de s’assurer que les rapports de synthèse traitent d’une vaste gamme de sujets. Les subventions ne sont pas nécessairement réparties également entre les différents thèmes. Toutefois, plusieurs subventions peuvent être accordées à un même thème lorsque les approches et les champs d’application se distinguent par leur valeur ajoutée.

Les subventions de synthèse des connaissances ne doivent pas servir à l’exécution de nouveaux travaux de recherche. Elles soutiennent plutôt la synthèse des connaissances actuelles et permettent de déterminer les lacunes en matière de connaissances.

Les chercheuses et chercheurs (personnes candidates) et les étudiantes et étudiants qui présentent une demande au CRSH dans le but d’effectuer de la recherche autochtone se reporteront aux Lignes directrices pour l’évaluation du mérite de la recherche autochtone de l’organisme. Celles-ci sont transmises aux membres des comités d’évaluation du mérite afin qu’elles et ils aient une meilleure compréhension de la recherche autochtone et des activités connexes et puissent mieux interpréter les critères d’évaluation du CRSH qui sont propres à la recherche autochtone. Le CRSH s’en remet à des évaluatrices et évaluateurs du mérite qui possèdent une expérience et une expertise en recherche autochtone pour déterminer dans quelle mesure les lignes directrices peuvent s’appliquer à une proposition donnée. Les lignes directrices peuvent aussi être utiles aux évaluatrices et évaluateurs externes, aux établissements d’enseignement postsecondaire et aux organismes partenaires qui appuient la recherche autochtone.

Critères d’évaluation et notation

Les demandes sont évaluées en fonction des critères et du tableau de notation ci-dessous.

Tableau de notation

Les membres des comités d’évaluation du mérite attribuent une note pour chacun des trois critères d’évaluation susmentionnés en fonction du tableau de notation suivant. Cette note est ensuite pondérée pour le calcul de la note finale. Afin d’être recommandées pour un financement, les demandes doivent recevoir une note de 3 ou plus pour chacun des critères.

Résultat Descripteur
De 5 à 6 De très bon à excellent
De 4 à 4,9 De bon à très bon
De 3 à 3,9 De satisfaisant à bon
Moins de 3 Insatisfaisant

Communication des résultats

Le CRSH met les résultats des concours à la disposition des personnes candidates (par l’entremise du site Extranet du CRSH pour les personnes candidates) et des établissements (par l’entremise du Portail d’administration des subventions et des bourses).

Règlements, politiques et renseignements supplémentaires

Le CRSH et NordForsk se réservent le droit d’établir l’admissibilité d’une demande, en fonction de l’information qu’elle contient. Le CRSH se réserve également le droit d’interpréter les règlements et les politiques régissant ses occasions de financement.

Les personnes candidates et les titulaires de subvention doivent respecter les règlements concernant les demandes de subventions et satisfaire aux exigences du Guide d’administration financière des trois organismes. Les personnes candidates sont invitées à consulter la section Utilisation des subventions du Guide d’administration financière des trois organismes pour déterminer si une dépense constitue une utilisation appropriée des subventions.

Les titulaires de subvention doivent aussi respecter la Politique des trois organismes sur le libre accès aux publications (consultez la vue d’ensemble sur le libre accès pour en savoir plus) et la Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche.

Les dispositions de la Politique sur la recherche en technologies sensibles et sur les affiliations préoccupantes ne s’appliquent pas aux subventions de synthèse des connaissances. Si vous avez des questions au sujet de la sécurité de la recherche, envoyez un message à : researchsecurity-securiterecherche@sshrc-crsh.gc.ca.

Règles particulières concernant l’utilisation des subventions

Membres de l’équipe affiliés à un établissement canadien (volets 1 et 2)

Membres de l’équipe affiliés à un établissement de recherche nordique (volet 2)

Pour connaître les règles qui s’appliquent aux équipes des pays nordiques, consultez les directives de NordForsk (en anglais).

Lignes directrices et autres documents pertinents

Membres de l’équipe affiliés à un établissement canadien (volets 1 et 2)

En préparant leur demande, les personnes candidates aux concours de subvention du CRSH doivent consulter les lignes directrices et les documents suivants :

Membres de l’équipe affiliés à un établissement de recherche nordique (volet 2)

Toutes les personnes candidates appartenant à des équipes de recherche nordiques doivent consulter les directives de NordForsk (en anglais) concernant les subventions de synthèse des connaissances de 2026.

Coordonnées

Volets 1 et 2 – Personnes candidates affiliées à un établissement canadien

Volet 2 – Personnes candidates affiliées à un établissement de recherche nordique

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